Après avoir atteint un sommet historique de près de 5.600 dollars l’once à la fin du mois de janvier, l’or traverse une phase de correction marquée. Le métal précieux évolue désormais autour de 4.000 dollars l’once et est même passé sous ce seuil symbolique à plusieurs reprises ces derniers jours, effaçant une grande partie des gains enregistrés en début d’année.
Depuis le 1er janvier, le recul atteint environ 5,5 %, un contraste saisissant avec la performance exceptionnelle de 2025, lorsque l’once s’était envolée de près de 70 %, portée par les tensions géopolitiques, les achats massifs des banques centrales et les anticipations d’un assouplissement monétaire.
Le retournement actuel s’explique principalement par le renforcement du dollar américain et par les signaux plus restrictifs envoyés par la Réserve fédérale. Les marchés anticipent désormais le maintien de taux d’intérêt élevés, un environnement généralement défavorable à l’or, qui ne procure aucun rendement financier.
Malgré cette correction, plusieurs analystes estiment que les fondamentaux du marché restent solides. Les achats des banques centrales et les incertitudes économiques mondiales continuent de soutenir les perspectives de long terme, même si les prévisions de prix ont été revues à la baisse pour les prochains mois par plusieurs établissements financiers.
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