Après plusieurs reports, la raffinerie Dangote devrait franchir une nouvelle étape stratégique avec son introduction en Bourse annoncée pour octobre prochain.
Le projet, qui pourrait permettre une levée de fonds pouvant atteindre 5 milliards de dollars, s’annonce comme l’une des plus importantes opérations financières jamais réalisées sur les marchés africains.
Construite à Lekki, près de Lagos, cette infrastructure industrielle de près de 20 milliards de dollars est devenue un symbole de l’ambition manufacturière du Nigeria. Avec une capacité actuelle de 650 000 barils par jour, elle figure parmi les plus grandes raffineries au monde sur un site unique.
L’opération boursière doit permettre au groupe fondé par l’homme d’affaires Aliko Dangote de financer l’expansion de ses activités, notamment l’augmentation des capacités de production et le développement de nouveaux projets énergétiques sur le continent.
La raffinerie ambitionne également de réduire la dépendance africaine aux importations de carburants raffinés et de positionner le Nigeria comme un fournisseur régional d’énergie. L’appétit des investisseurs semble déjà important. Plusieurs places financières africaines, notamment en Afrique du Sud, au Kenya, en Égypte, au Ghana et au Rwanda, ont manifesté leur intérêt pour accompagner l’opération, alors que les marchés africains cherchent à attirer davantage de grandes entreprises industrielles.
Mais le succès de cette introduction en Bourse dépendra aussi de la valorisation retenue. Une récente opération privée aurait valorisé la raffinerie autour de 40 milliards de dollars, un niveau jugé ambitieux par certains observateurs au regard des standards internationaux du secteur.
Au-delà d’une simple opération financière, l’IPO Dangote représente un test grandeur nature pour les marchés de capitaux africains. Elle pourrait renforcer la confiance des investisseurs internationaux et illustrer la montée en puissance d’un capitalisme industriel africain capable de financer ses propres champions.
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