La future Africa Energy Bank (AEB), institution financière panafricaine dédiée au financement des projets pétroliers, gaziers et énergétiques, franchit une nouvelle étape vers son entrée en activité.
Selon plusieurs sources concordantes, la banque est sur le point d’achever son premier tour de table, plusieurs États membres de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) ayant déjà versé leur contribution au capital d’amorçage.
Créée conjointement par l’APPO et la African Export-Import Bank, l’Africa Energy Bank a pour ambition de combler le déficit de financement auquel sont confrontés les projets pétroliers et gaziers africains, dans un contexte de retrait progressif de plusieurs institutions financières internationales des énergies fossiles.
Dotée d’un capital cible de 5 milliards de dollars, elle entend mobiliser des ressources destinées à financer l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique, de l’exploration à la transformation des hydrocarbures, tout en accompagnant certains projets liés à la transition énergétique.
Des pays comme le Nigeria, l’Angola, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Sénégal figurent parmi ceux ayant déjà honoré leurs engagements financiers, permettant à l’institution de se rapprocher du seuil requis pour son démarrage opérationnel.
Basée à Abuja, au Nigeria, la banque devrait officiellement entrer en fonction dans les prochains mois, après plusieurs reports liés aux procédures administratives et à la mobilisation des fonds initiaux.
Au-delà de son rôle de bailleur de fonds, l’Africa Energy Bank ambitionne de renforcer la souveraineté financière des pays producteurs africains. L’institution prévoit de mobiliser jusqu’à 15 milliards de dollars au cours de ses trois premières années d’activité, avec l’objectif, à plus long terme, de soutenir plus de 200 milliards de dollars d’investissements dans les infrastructures énergétiques du continent.
Pour les États membres de l’APPO, cette banque constitue un levier stratégique destiné à préserver les investissements dans le secteur des hydrocarbures tout en répondant aux besoins croissants de sécurité énergétique et de développement économique de l’Afrique.
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