Le gouvernement guinéen poursuit sa politique d’assainissement de l’administration publique. Plus de 1 300 fonctionnaires ont été radiés de la Fonction publique pour abandon de poste, une décision qui s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le ministère du Travail et de la Fonction publique afin de renforcer la discipline administrative et d’améliorer la qualité du service public
Selon les autorités, ces agents étaient en situation d’absence prolongée sans justification, en violation des dispositions régissant la Fonction publique.
Cette mesure intervient après plusieurs mises en demeure et opérations de contrôle visant à identifier les agents absents de leurs postes tout en continuant à percevoir leurs rémunérations. Le gouvernement entend ainsi mettre fin à une pratique jugée préjudiciable au bon fonctionnement de l’administration.
Cette vague de radiations s’inscrit dans la continuité des réformes annoncées par le ministre du Travail et de la Fonction publique, Faya François Bourouno, qui avait prévenu dès 2024 que tout fonctionnaire cumulant trois mois d’abandon de poste s’exposerait à une radiation.
Le département affirme vouloir bâtir une administration plus performante, fondée sur le mérite, la présence effective des agents et une meilleure gestion des ressources humaines. Au-delà de son caractère disciplinaire, cette décision devrait également permettre à l’État de maîtriser davantage sa masse salariale et de libérer des postes susceptibles d’être pourvus par de nouveaux agents.
Les autorités assurent que cette opération s’inscrit dans une dynamique de modernisation de l’administration publique, avec pour objectif de garantir un service plus efficace et plus proche des attentes des citoyens.
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