Le gouvernement kényan veut franchir un nouveau cap dans la modernisation de son agriculture.
À l’occasion de la présentation de son Plan national d’investissement pour les systèmes agroalimentaires (2026-2030), Nairobi a annoncé son ambition de mobiliser 190 milliards de shillings (environ 1,5 milliard de dollars) afin d’étendre les infrastructures d’irrigation et de réduire la dépendance de l’agriculture aux précipitations.
L’irrigation constitue l’un des piliers de ce programme quinquennal, qui vise à accroître la productivité agricole, renforcer la sécurité alimentaire et améliorer la résilience du secteur face aux effets du changement climatique. Les autorités espèrent notamment développer près de 200 000 hectares supplémentaires de terres irriguées tout en stimulant les investissements privés dans les chaînes de valeur agricoles.
Au-delà des infrastructures hydrauliques, le plan prévoit des investissements dans l’agro-industrie, les technologies agricoles, la recherche et les services financiers destinés aux producteurs. Le gouvernement mise sur un financement partagé entre l’État, les collectivités locales, les partenaires au développement et le secteur privé, appelé à jouer un rôle central dans la transformation du secteur.
Avec cette stratégie, le Kenya confirme son ambition de faire de l’agriculture un moteur de croissance économique plutôt qu’un simple secteur de subsistance.
Dans un contexte marqué par des épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, le pari de l’irrigation apparaît comme un levier essentiel pour sécuriser la production, créer des emplois ruraux et renforcer la compétitivité des exportations agricoles du pays.
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