La Banque mondiale a réaffirmé son engagement à accompagner le Niger dans la relance du projet hydroélectrique de Kandadji, l’un des plus importants chantiers d’infrastructures du pays.
Cette annonce est intervenue à l’issue d’une rencontre entre le Premier ministre, Ali Mahamane Lamine Zeine, et une délégation de l’institution financière conduite par son directeur régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Chakib Jenane.
Situé sur le fleuve Niger, dans la région de Tillabéri, le programme Kandadji dépasse le seul cadre de la production d’électricité. Le barrage doit permettre d’accroître les capacités énergétiques du pays, de développer l’agriculture irriguée, d’améliorer la gestion des ressources en eau et de renforcer la sécurité alimentaire.
Avec une capacité prévue de 130 MW, il constitue un levier majeur pour réduire la dépendance du Niger aux importations d’électricité et soutenir son industrialisation. Longtemps ralenti par des difficultés techniques, financières et sécuritaires, ce projet stratégique bénéficie désormais d’une nouvelle impulsion. Les discussions entre les autorités nigériennes et la Banque mondiale ont porté sur les solutions permettant d’accélérer son exécution et de lever les principaux obstacles qui freinent encore sa réalisation.
Pour Niamey, la concrétisation du programme Kandadji représente un enjeu de souveraineté énergétique et de transformation économique.
Au-delà de l’accès à l’électricité, les retombées attendues concernent l’essor de l’agriculture, la création d’emplois, le développement des activités industrielles et une meilleure résilience face aux effets du changement climatique.
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